La vie heureuse

Auteur : Nina Bouraoui
Edition : Stock
Date de sortie : 2002
Nombre de pages : 339
Genre : contemporain

Résumé : Marie a seize ans, vit à Zurich et passe ses vacances à Saint-Malo, au milieu de ses cousins. C’est une fin d’adolescence dans les années 80, marquées par le film La Boum, les chansons de Plastic Bertrand et d’Umberto Tozzi, Flashdance et Jennifer Beals, entre la Suisse et la Bretagne, un temps illuminé par le présence d’une divine grand-mère, fine maîtresse des tourteaux, des galettes de sésame et des clafoutis, trimbalant avec elle sa bonhomie et sa bonne humeur… La mort de Klaus Nomi, victime du sida, fait basculer l’enfance du côté des réalités adultes, en même temps qu’elle préfigure la fin d’une tante, atteinte d’un cancer. Aux boîtes de nuits succèdent les fréquentations du lycée, les premiers flirts, l’angoisse des premiers rapports et la rencontre d’une autre jeune fille, Diane, qui bouleverse l’existence : « Je dois tout refaire à l’envers, l’enfance, ce qu’on m’avait dit, l’homme de mes rêves, le prince et la princesse, la légende. Moi, je n’aurai pas peur de faire l’amour avec toi. Ce sera plus qu’avec un garçon. Il ne manquera rien, là. Ce sera la vie, la vie heureuse. »

Mon avis : 
L’histoire nous offre une immersion dans la vie d’une adolescente, Marie, confrontée à deux difficultés majeure, le cancer de sa tante qui menace de l’emporter à tout moment et la découverte de son homosexualité, mise particulièrement en lumière par sa rencontre avec Diane.    

L’ouvrage repose sur un principe efficace, à savoir une succession de séquences de vie. Des séquences de vie courtes, voire très courtes, qui ne s’étalent que sur quelques pages. Autant le dire tout de suite, dans ce roman, il n’y a pas de longueurs inutiles, ni dans le rythme ni dans le style d’ailleurs.  Comme les « chapitres », les phrases sont hyper courtes et parfois loin de la construction sujet verbe complément.

La relation entre Marie et Diane est difficile à cerner, sûrement parce que Diane est impossible à cerner. Seuls les sentiments et intentions de Marie apparaissent comme évidents et bienveillants. La « non-relation » d’Inès et Louise dans Superstar d’Ann Scott voilà ce que j’ai retrouvé un peu ici même si Inès aurait beaucoup à apprendre à Diane.

Je suis restée hermétique à ce livre. Objectivement, il n’est pas mauvais, mais je n’ai pas su l’apprécier à cause des chapitres trop brefs et du style.

Ce livre compte pour le challenge contre l’homophobie.

Ma note : 2/5

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Une réflexion au sujet de « La vie heureuse »

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