Shadowland

shadowland-366356-250-400Auteur : Radclyffe
Edition : Labrys
Date de sortie : septembre 2006
Nombre de pages : 181
Genre : romance

Résumé : Kyle a tout pour être heureuse. Pourtant, sans trop savoir ce qui manque à sa vie, elle cherche sans relâche ce qui pourrait tout changer. En rencontrant Dane, elle comprend qu’elle vient de découvrir un nouveau sens aux mots passion, confiance et abandon.
Mais est-ce le jeu, la mise en scène de rôles bien définis qui l’incitent à en découvrir toujours davantage ? Ou bien est-ce Dane, qui se refuse obstinément à se laisse aimer ?
Les sentiments à vif, à la découverte d’un monde qui l’attire irrésistiblement, Kyle se perd peu à peu et se noie, jusqu’à finalement saisir la main qui la sauvera.

Mon avis : 
Shadowland est un livre de Radclyffe, célèbre romancière, connue pour ses romans lesbiens. Pourtant, il fait partie de ses histoires les moins populaires, probablement parce qu’elle jouit à la fois de l’étiquette «lecture érotique» et de l’écriteau «sadomasochisme».

La découverte de soi et l’amour sont les deux thèmes centraux et se trouvent même étroitement liés. L’histoire est sublimée par la personnalité des deux protagonistes qui sont des personnages complexes et tourmentés.

Kyle, l’héroïne, découvre cette autre sexualité qui lui inspire curiosité et questionnement. Puis, la peur et la fascination, entourant le domptage de ses désirs nouveaux.
Dane a un passé douloureux qui impacte sur son présent et sur ses comportements, les rendant parfois destructeurs et autodestructeurs.

Shadowland retrace les grandes étapes de leur relation. Voilà, pourquoi c’est avant tout un roman d’amour, pas dépourvu de passages érotiques certes, mais ces derniers sont indispensables à l’histoire. Ces scènes ne sont pas non plus détaillées à outrance.

Maintenant, que dire de l’aspect «sadomaso» ?
Ce qu’il y a dans Shadowland : le consentement, les rôles (dominante/dominée), une initiation de l’héroïne, des mises en scènes..
Ce qui est appréciable : les rôles ne sont pas d’une rigidité absolue, car «Le pouvoir se donne, il ne se prend pas.».
Ce qu’il n’y a pas : un contrat écrit, un asservissement : il n’est pas question d’esclave sexuelle, pas de pratiques «hard» : pas d’animalisation, de mise aux enchères, etc, bref pas comme dans La laisse de J. Delynn.

La relation entre les protagonistes tient plus du schéma dominant/soumis que sadique/maso, car plus basée sur la détention du pouvoir que sur la douleur. D’ailleurs, les passages les plus difficiles ne réunissent pas ce tandem.
L’amour peut nous détruire ou nous sauver. Voilà le message que véhicule Shadowland à mon sens.

En résumé, l’histoire est bien menée, le style de l’auteur agréable, le rythme soutenu. C’est un beau moment de lecture. Un livre, pas forcément facile à lire ni destiné à tous de part le sujet abordé, mais que j’ai apprécié.

Ce livre entre dans le Challenge contre l’homophobie.

Ma note : 4/5

Publicités

2 réflexions au sujet de « Shadowland »

  1. Ping : Challenge contre l’homophobie | Sur ma table de nuit

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s